Lyon ou l’ invention de la „bonne ville“

Rau, Susanne

2008/02/15

On a longtemps pensé (et on le pense toujours) qu’une historiographie urbaine de l’époque moderne n’existait pas dans les villes des monarchies occidentales. L’idée était courante que les villes n’arrivaient pas à se maintenir vis-à-vis d’un pouvoir central croissant tant dans le domaine politique que dans le domaine de l’historiographie. Cela n’est pas exact.L’intervention se consacrera à un cas français. Lyon était depuis le 15ème siècle un centre régional. En tant que capitale commerciale et bancaire elle occupait une position fort importante au royaume. A la fin du 16ème siècle, après une phase d’occupation protestante elle fut assujettie et dû obéir désormais (encore plus qu’avant) au pouvoir royal. Je veux démontrer de quelle façon l’historiographie urbaine de la ville de Lyon a envisagé la question du statut de la ville vis-à-vis de la monarchie. Tout en prenant en considération les points de vue des historiographes, une lecture des chroniques révèle que les historiens n’ont cessé de mettre l’accent sur le caractère de « bonne ville » de Lyon, de ses antiquités et de ses privilèges reçus du roi au Moyen Age. Les historiographes dont les chroniques seront à analyser sont les suivants : Symphorien Champier, Jean Guéraud, Nicolas de Nicolay, Guillaume Paradin de Cuyfeaulx, Claude de Rubys, Samuel Chappuzeau, Claude-François Menestrier et André Clapasson.

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